L'écrit du silence

--- Le penser et l'écrire ---

lundi 15 juin 2009

Président Barack Obama,

Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. A nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu'il faut -de façon soutenue- pour trouver un terrain d'entente, pour nous concentrer sur l'avenir que nous désirons pour nos enfants et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.
Tout ceci n'est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix.
Il est plus facile de blamer autrui que de s'examiner soi même; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin et non le plus facile.
Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions: celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C'est une croyance qui n'est pas nouvelle, qui n'est ni noire ni blanche ni basanée, qui n'est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C'est une foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le coeur de milliards d'êtres humains.
C'est la foi dans autrui.
Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ..........Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C'est maintenant notre tâche sur cette Terre.

Extraits des propos du Président Barack Obama, Université du Caire, Egypte, du 4 juin 2009

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samedi 13 juin 2009

ETE 2009 !

Vacances09

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mercredi 10 juin 2009

...chacun s'y perd !

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère.
De ce mariage, est né un fils aux yeux pers.
Monsieur est le père, Madame est la mère./
Les deux font la paire./

Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère,
avant d'être Lamère était Lepère.
Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il
est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère.

Aucun des deux n'est maire.
n'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc
pas d'impair en signant Lamère.
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire.
Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de
Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère.

La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd.
Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père
Lepère, vient du bord de mer, et marche de pair
avec le maire Lamère, son petit-fils./

Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les
Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère
du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !

FIN

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mardi 9 juin 2009

Ici l'ombre…

solitude

Quand je suis seul, je vois mon ombre, et alors,  je sais d'où vient la Lumière…

JB

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dimanche 7 juin 2009

La fête du 07 juin 2009 !

Une fois par an, souhaiter la fête des mers n'est pas suffisant.
De nouvelles conventions devraient nous permettre de commémorer tout au long de l'année toutes nos mers à travers le monde.  En effet, aucune frontière ne peut séparer celles qui sont à l'origine de nos vies, je dirais même de la Vie !
Devant sa mer nous avons tous le respect du petit enfant intrigué par l'étendue et la profondeur d'un mystère….
Le vague à l'âme m'entraîne vers ce sentiment unique et vrai l'Amour, - l'Amour d'une mer. Sentiment mystérieux mais commun à tous les humains.
Bien sûr ma mer ; comme toutes les mers, montre son caractère : un jour elle est calme, un jour elle se démonte pour un rien. C'est le flux et le reflux magique de la nature. Néanmoins je l'aime comme elle est.
Ma mer à moi est du Nord, avec tout ce que ça comporte dans la rigueur du temps et l'austérité de l'espace.

Oui j'aime la mer du Nord !

;0)
JB -

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samedi 6 juin 2009

Bonne fête... les mamans !

Fet_Mam

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jeudi 4 juin 2009

Sauvetage ?

Sauvetage

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Leçon d'économie.

Ça se passe dans un village qui vit du tourisme, sauf qu'à cause de la crise il n'y a plus de touristes. Tout le monde emprunte à tout le monde pour survivre. Plusieurs mois passent, misérables. Arrive enfin un touriste qui prend une chambre. Il la paie avec un billet de 100 €.

Le touriste n'est pas plutôt monté à sa chambre que l'hôtelier court porter le billet chez le boucher, à qui il doit justement cent euros. Le boucher va aussitôt porter le même billet au paysan qui l'approvisionne en viande. Le paysan, à son tour, se dépêche d'aller payer sa dette à la prostituée à laquelle il doit quelques passes. La prostituée boucle la boucle en se rendant à l'hôtel pour rembourser l'hôtelier qu'elle ne payait plus quand elle prenait une chambre à l'heure. Comme elle dépose le billet de 100 € sur le comptoir, le touriste, qui venait dire à l'hôtelier qu'il n'aimait pas sa chambre et n'en voulait plus, ramasse son billet et disparaît.

Rien n'a été dépensé, ni gagné, ni perdu. N'empêche que plus personne dans le village n'a de dettes.

N'est-ce pas ainsi qu'on est en train de résoudre la crise mondiale ?

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mardi 2 juin 2009

DÉFAITE

Ce n'est pas juste enfin! Moi je suis trop sensible.
Quand tu m'as fait du mal, je tente bien parfois
de te le rendre. Mais ça n'est jamais possible !
Je souffre toujours plus que toi.

Toi, tu sais supporter les longues bouderies,
les regards durs et les silences obstinés...
Ah! ne sois pas méchante avec moi, ma chérie!
J'ai trop de chagrin quand j'en ai...

... Mais je suis fou! N'écoute pas! Je te confesse
naïvement de dangereuses vérités...
Tu, sais à présent ma faiblesse : 
tu vas peut-être en profiter...

Paul Géraldy - Toi et Moi.

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jeudi 28 mai 2009

ET TA MEMOIRE, Ca va ?

 

Je crains que bon nombre de quadras et de quinquas parmi nous se reconnaîtront  (et aussi quelques trentenaires)...
Récemment, j'ai été diagnostiqué D.A.D.A. - Déficit d'Attention Dû à l'Age.
Voilà comment cela se manifeste :
Je décide de laver ma voiture.
Alors que je vais vers le garage, je remarque qu'il y a du courrier sur la table de l¹entrée.
Je décide de regarder le courrier avant de laver la voiture.
Je pose mes clés de voiture sur la table, mets dans la corbeille à papiers, en dessous de la table, tout le courrier publicitaire et remarque que la corbeille est PLEINE !!
Alors, je décide de reposer les factures sur la table et de vider d'abord la corbeille : mais, alors, je me dis que puisque je vais être à côté de la boite aux lettres quand je vais aller sortir la poubelle, autant préparer d¹abord le règlement des factures.
Je prends mon carnet de chèques sur la table et je vois qu¹il ne me reste plus qu'un seul chèque
Mon autre chéquier est dans mon bureau, donc j¹y vais et je trouve sur le bureau la boite de Coca que j'ai commencé de boire.
Je vais chercher mon chéquier, mais, avant tout, il faut que j'enlève ce Coca de là avant de le renverser accidentellement.
Je remarque qu¹il commence à devenir tiède, je décide donc de le mettre au frigo pour le rafraîchir.
Alors que je me dirige vers la cuisine avec le Coca, le vase sur le comptoir me saute aux yeux : les fleurs ont besoin d'eau !
Je pose le Coca sur le comptoir et découvre mes lunettes pour lire que je cherchais depuis le matin.
Je me dis que je ferais mieux de les remettre dans mon bureau, mais avant, je vais donner de l'eau aux fleurs.
Je repose les lunettes sur le comptoir, remplis un pichet d¹eau et, soudain, j'aperçois la télécommande. Quelqu'un l'a laissée sur la table de la cuisine.
Je me dis que, ce soir, quand on va vouloir regarder la télé, je vais la chercher partout et je ne me souviendrai plus qu'elle est dans la cuisine
Je décide donc de la remettre dans le salon où est sa place, mais avant je vais donner de l'eau aux fleurs.
Je donne de l¹eau aux fleurs, mais j'en renverse la plus grande partie sur le sol.
Alors, je remets la télécommande sur la table, vais chercher un chiffon et je nettoie les dégâts.
Ensuite, je reviens dans l'entrée en essayant de me souvenir de ce que je voulais faire.
A la fin de la journée, la voiture n'est pas lavée, les factures ne sont pas payées, il y a un Coca tiède sur le comptoir de la cuisine, les fleurs n'ont pas assez d'eau, je n'ai pas mon nouveau chéquier, je ne trouve pas la télécommande, je ne sais pas où sont mes lunettes et je n'arrive
pas à me souvenir de ce que j'ai fait des clés de voiture.
Et puis, quand je me rends compte que rien n'a été fait aujourd'hui, je n'y comprends rien parce que je n¹ai pas arrêté de la journée et que je suis complètement crevé !
Je réalise qu'il y a un sérieux problème et qu¹il faut que j'essaie de me faire aider, mais, d'abord, je vais m'occuper de mes mails.

Vous ne voulez pas me rendre un service ? Faites connaître ce message et même ce blog ( !) à ceux que vous connaissez, parce que je ne me souviens plus à qui il a déjà été envoyé. Ne riez pas  Si ce n'est pas encore votre cas, ça vous arrivera un jour !
 
LA VIEILLESSE EST INEVITABLE.
LA MATURITE EST EN OPTION
RIRE DE SOI EST UNE THERAPIE

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mercredi 27 mai 2009

Conscience…

Cette crise a eu en même temps le grand mérite de faire tomber les masques du néolibéralisme. De mettre à bas ce dogme selon lequel il suffit de privatiser, de déréguler et de laisser agir ''la main invisible du marché'' pour résoudre toutes les misères du monde. Les masques sont tombés en même temps que les prédateurs comme Bernard Madoff qui ont créé cette dictature mondiale du capital financier globalisé, cet ordre cannibale, meurtrier et absurde qui gouverne le monde. Car cet ordre tue : toutes les 5 secondes meurt de faim un enfant de moins de dix ans, chaque jour dans le monde 100.000 personnes meurent de faim ou de ses suites immédiates, 923 millions de personnes (presque 1/6ème de la planète) sont gravement et en permanence sous-alimentées. La pollution de l'eau affecte 2,2 milliards de personnes sans omettre de parler des épidémies et de la désertification des sols.
Cet ordre est meurtrier. Il tue de façon aveugle et absurde. Nous aurions pourtant, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité les moyens d'assurer les besoins élémentaires - en alimentation et en eau - de tous les hommes de la planète. Laisser, en ce début du XXIème siècle, un enfant mourir de faim, c'est commettre un assassinat.

Jean Ziegler
(extrait de son entretien avec Eric Tariant dans le N°20 de la revue ''Alliance - pour une Europe des Consciences'' )

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mardi 26 mai 2009

Tyrannie...

Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants,
lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles,
lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter,
lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois, parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien ni de personne,
alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse,
le début de la tyrannie.

Platon

Notes69_09

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lundi 25 mai 2009

2009 : mois par moi !

Janvier :

J'envie Janvier,
Un " moi " toujours premier !
Janvier entre dans la danse,
C'est une année qui commence !
Toute en puissance,
De folles espérances…
De la santé et du bonheur,
Sur les voies du cœur…
J'envie Janvier,
Le mois des souhaits !

Février :

En février…
Riez :
Riez de l'hiver,
Du froid, des pull-overs.
Riez de la Chandeleur,
Du doute, du malheur.
Riez des masques,
Du vent, des bourrasques.
Riez de Saint Valentin,
Des amours, du destin
En février…
Riez !

Mars :

Mars qui doit annoncer le printemps,
Mars prend tout son temps !
Mars qui doit adoucir la température,
Mars dans le froid perdure !
Mars qui doit fleurir les balcons,
Mars laisse les fleurs en boutons.
Mars, annonce pourtant toujours,
Trente et une dates prémices à l'Amour.
Mars qui vous a vu naître
Des douze mois est donc le maître

Avril :

Si tu te découvres d'un fil
Durant le mois d'avril,
Tu perdras le fil de l'histoire
Très mauvais pour la mémoire…
Si tu te découvres d'un fil
Durant le mois d'avril,
Tu te les gèleras
Alors reste sous les draps !
Si tu te découvres d'un fil
Durant le mois d'avril,
Tu risques de faire voir,
Là où tu mets le suppositoire !

Mai :

Mais qu'est ce que c'est
Que ce mois du muguet ?
Oui, on se les caille encore,
Et seulement dans le Nord !
Sur Bordeaux ils mettent
Tous et toutes la chemisette...
Aurions nous enfin tord
De rester, ici, sans remord ?
Enfin voici les clochettes
En retard ; mais c'est chouette.
Ailleurs elles sont déjà fanées.
Nous aurons l'été, ici en févier !

Juin :

Mai : sans publicité, tu auras brillé par ton absence
Sans gloire, nous ne retiendrons qu'un long silence !
Juin,  par contre coup,  est mis à l'honneur,
Par quelques lignes puisées au fond du cœur.
Ce mois, aux senteurs de vacances,
Annonce toute liberté dans l'errance,
Jette sur nos têtes tant d'espérance,
Dans l'esprit des hommes de tolérance…
Mais fais gaffe : le chaud fait le beurre rance !

Juillet :

Il pleuvait des cordes sur la lande.
L'effet se portait grave sur mes glandes…
Fallait-il pleurer pour vous surprendre
Ou rire bêtement et attendre décembre ?
Nous étions en Juillet avec le feu au lac,
J'aurais dû déjà, vous l'écrire avec tac !
Alors je décidais de jouer les poètes
Et de reporter en août cette lettre !

Moralité
Quand il pleut en Juillet,
Reporte ton envie d'écrire !

Août :

En vacances…
Quelle chance !
Où en août ?
Te dire tout,
Serait fou !

Septembre :

Nous étions là, tous, à l'attendre.
Il nous manquait tant.
Savait-il qu'il était notre dernier recours avant l'hiver ?
Allait-il comme son frère nous oublier ?
Son rôle, dans nos cœurs, était primordial. 
Des gens déprimaient devant ce vide.
J'en connais même qui le cherchait parmi le monde… 
Il parait qu'il devait venir de l'Ouest,
De ce pays où les plumes ne servent pas à écrire… 
Oui, on l'attendait, avec impatience,
En ce mois de septembre, 
Ce sacré été indien.

Octobre :

A moi
Le mois
D'octobre
Très sobre
Autrefois
Mois
De la rentrée
Mois
Des feuilles dessinées
Des marrons lancés
Du respect de l'instituteur
A notre époque
Tout le monde s'en moque
Rien ne leur fait peur
Mois
Des feuilles brûlées
Des marrons donnés
Mois
Compliqué

Novembre :

Méditer sur le mois de novembre,
Bien au chaud dans sa chambre,
N'est pas très difficile en soi,
Sauf, en absence de vers à soi…
Comment tisser sa toile,
Quand ne brille l'étoile ?
Cette fois, la routine s'installe,
Aucune imagination. Que dalle !
Sec comme un coup de trique,
Le manque d'inspiration me nique !
Comment coudre sa tunique,
Quand de fil : bernique ?
Les rimes en "embre" sont rares.
Dans l'à-peu-près je mégare.
Dois-je répéter à la cantonade,
Que Novembre me rend malade ?
Comment écrire un poème,
Sans Vous dire : Je Vous aime ?

Décembre :

L'enfant est au rendez-vous,
Sous le sapin aux mille joujoux.
La porte se ferme en silence
Sur cette année sans clémence.
L'Enfant est au rendez-vous
Lui qui clamait déjà : " aimons-nous ! "
En décembre la porte s'ouvre aussi
Sur un avenir que l'on voudrait réussi.
Le père noël n'était que rêveries
Une jolie farce pour les tout petits.
Espérons que l'Enfant roi vénéré
Ne soit pas lui aussi… exonéré !

JB

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vendredi 22 mai 2009

Samedi... de rire !

Papy s'est fait faire une ordonnance par son médecin pour du viagra.

Mais comme il connaît tout le monde dans l'unique pharmacie du village,
il demande à son petit-fils de lui faire la commission moyennant une petite récompense.
Je te mettrai 5 € sous ton oreiller cette nuit
Sois discret et ne dis surtout pas que c'est pour moi.
Le gamin fonce à la pharmacie et ramène le Viagra
Le lendemain matin, il regarde sous son oreiller et trouve 20 €.
Comme il est honnête, il va voir son grand-père.
- Papy, tu t'es trompé, tu m'avais promis 5 € et tu en as mis vingt.

- Non, mon petit, je ne me suis pas trompé, je t'ai bien donné 5 €
Les quinze autres, c'est Mamie !

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Pub pour mon blog-chat !

Chamour de Spirou

http://chamour.blog.mongenie.com/

Chamour_____23_

No_Spirou

spirou260409C

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mardi 12 mai 2009

Fable en Ch'Ti-Mi

Un bieau corbieau qu'y' étot perché sur un sapin
Tenot dins sin bec un vieux Lille.
Attiré par ch' fromache à l'odeur si subtile
Arrife un vieux renard malin.
Et le v'la aussitôt qui c'minche un bieau discours
Avec ein' vox douche comm' du v'lours :

J'vous salue, ch'monsieur du corbieau
Ch'est point pour vous vinter mais vous êtes vraimint bieau
In veyant vos bell' pleumes je n'peux point, m'impécher
D'pinser qu'si par hasard vous savez bin canter
In pourra dir' eud' vous ch'est l'champion des ogieaux

L'aut', in intendant cha veut canter un morcieau
Pour prouver qu'y tient l'dragée haute
A Caruso et à tous l' z'autes'
Et sans busiller à ch'qu'y fait
Y'ouf sin bec et y laiche bourler
Sin bieau fromach' qui cait par tierre.
Eul' renard cha fait eus'n'affaire
Mais avant d'rimplir sin musieau
Y dit au corbieau :

Babénot,
Te viens de t'fair avoir, mais ch'est ein' bonn' leçon
Et si cha peut t'rint' plus prudent in prenant d'lache
Mi ch'cros qu'cha vaut bin un fromache

Et ch'est pour cha qu'à ch't'heure, eud'pis cheutte aventure
Les corbieaux n'canttent pus, cha vous pouvez n'ête sûr.

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No-foot !

 
À MORT LE FOOT

Voici bientôt quatre longues semaines que les gens normaux, j'entends les gens issus de la norme, avec deux bras et deux jambes pour signifier qu'ils existent, subissent à longueur d'antenne les dégradantes contorsions manchotes des hordes encaleçonnées sudoripares qui se disputent sur le gazon l'honneur minuscule d'être champions de la balle au pied. Voilà bien la différence entre le singe et le footballeur. Le premier a trop de mains ou pas assez de pieds pour s'abaisser à jouer au football.
Le football. Quel sport est plus laid, plus balourd et moins gracieux que le football ? Quelle harmonie, quelle élégance l'esthète de base pourrait-il bien découvrir dans les trottinements patauds de vingt-deux handicapés velus qui poussent des balles comme on pousse un étron, en ahanant des râles vulgaires de boeufs éteints. Quel bâtard en rut de quel corniaud branlé oserait manifester sa libido en s'enlaçant frénétiquement comme ils le font par paquets de huit, à grand coups de pattes grasses et mouillées, en ululant des gutturalités simiesques à choquer un rocker d'usine ? Quelle brute glacée, quel monstre décérébré de quel ordre noir oserait rire sur des cadavres comme nous le vîmes en vérité, certain soir du Heysel où vos idoles, calamiteux goalistes extatiques, ont exulté de joie folle au milieu de quarante morts piétinés, tout ça parce que la baballe était dans les bois ?
Je vous hais, footballeurs. Vous ne m'avez fait vibrer qu'une fois : le jour où j'ai appris que vous aviez attrapé la chiasse mexicaine en suçant des frites aztèques. J'eusse aimé que les amibes vous coupassent les pattes jusqu'à la fin du tournoi. Mais Dieu n'a pas voulu. Ca ne m'a pas surpris de sa part. Il est des vôtres. Il est comme vous. Il est partout, tout le temps, quoi qu'on fasse et où qu'on se planque, on ne peut y échapper.
Quand j'étais petit garçon, je me suis cru longtemps anormal parce que je vous repoussais déjà. Je refusais systématiquement de jouer au foot, à l'école ou dans la rue. On me disait : «Ah, la fille !» ou bien : «Tiens, il est malade», tellement l'idée d'anormalité est solidement solidaire de la non-footabilité. Je vous emmerde. Je n'ai jamais été malade. Quant à la féminité que vous subodoriez, elle est toujours en moi. Et me pousse aux temps chauds à rechercher la compagnie des femmes. Y compris celles des vôtres que je ne rechigne pas à culbuter quand vous vibrez aux stades.
Pouf, pouf.
Pierre Desproges
16 juin 1986. Extrait de "Chroniques de la haine ordinaire"
aux éditions Points catégorie Virgule page 163-164.




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dimanche 10 mai 2009

Lire... hum !

No_lecture

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